Cahier des charges d’une application mobile sur mesure
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Un CDC qui n’écrit pas le hors-ligne, les stores, le back-office ni le SLA produit un devis incomparable. Les 8 étapes ci-dessous reprennent ce que le corpus public montre comme faisant varier le prix — durée, concurrence, maintenance — sans recoller ici le montant médian du corpus entier, qui a sa page : le prix mesuré.
Ce que ce modèle refuse
Il refuse de servir de grille de notation des prestataires. Il refuse de publier un pourcentage de maintenance « de marché ». Il refuse de faire du nombre de candidats un levier de prix : l’indice de tension ne l’établit pas. Source primaire : Données essentielles de la commande publique (decp-2022-marches-valides et decp-v3-marches-valides, data.economie.gouv.fr), relevé le 12 septembre 2026, qualifié selon la méthodologie. Fichiers reproduits octet pour octet : corpus retenu et corpus d'exclusion.
Il s’adresse à l’acheteur — public ou privé — qui doit envoyer le même document à plusieurs candidats. Les chiffres cités plus bas sont ceux du corpus de la commande publique ; un projet privé peut coûter autrement, et cette page ne l’invente pas.
Les huit étapes
1. Écrire le contexte et l’objet
Deux pages maximum. Qui commande, ce qui ne tourne plus, ce que le prestataire doit avoir livré à la fin. La question à laquelle cette section répond côté candidat : est-ce mon métier, et à quelle échelle ? Un objet flou recrute des devis qui ne mesurent pas la même chose — et rend toute comparaison de prix illisible.
2. Fixer le périmètre fonctionnel, y compris ce qui n’est pas dans le devis
Lister les écrans, les rôles, les flux hors-ligne, la publication sur les stores, le back-office, les notifications, l’authentification, les échanges avec d’autres systèmes. Pour chaque item : dans le marché, option, ou explicitement hors périmètre. Un CDC qui n’écrit pas hors-ligne / store / back-office / SLA produit un devis incomparable : deux candidats chiffrent alors deux objets différents, et l’écart de prix ne mesure plus un écart de coût.
3. Donner une durée et des jalons, pas seulement un montant
Le montant notifié, seul, confond un forfait court et un marché pluriannuel. Sur ce corpus, le coût au mois de projet — montant divisé par la durée — est mesuré à part : médiane 4 167 € sur n = 221, relevé le 12 septembre 2026. Voir le coût au mois. Dans le CDC : date de début souhaitée, durée du développement, durée de la garantie, et si la TMA est un marché distinct.
4. Rendre la mise en concurrence lisible
Préciser si le marché est allotissable, s’il s’agit d’un accord-cadre (plafond de dépense, pas prix d’une appli livrée) ou d’un marché à prix ferme. L’indice de tension de ce corpus — n = 80 marchés aux deux groupes extrêmes, une offre contre quatre ou plus — n’établit aucune direction robuste entre nombre de candidats et prix. Un CDC qui « ouvre large » pour faire baisser le prix s’appuie sur une idée que cette mesure ne confirme pas.
5. Écrire la maintenance comme un objet, pas comme une ligne unique
Correctif, évolutif, astreinte, hébergement, stores : chaque poste a un prix. Les marchés de maintenance de ce corpus sont mesurés à part, sur leur propre page (médiane 104 000 € sur n = 95). Recopier un pourcentage du développement sans durée ni SLA n’est pas une mesure — c’est une convention de devis, et ce site ne la publie pas.
6. Exiger des critères d’acceptation testables
Pour chaque exigence majeure : un critère que l’acheteur peut cocher sans interpréter. « Application fluide » n’est pas testable. « Temps de lancement à froid mesuré sur un appareil de référence nommé » l’est. Un devis ne peut pas être audité — voir auditer un prestataire — si le CDC n’a pas dit ce qui constitue une livraison.
7. Nommer la propriété du code, des comptes stores et des données
Qui possède le dépôt à la recette ? Qui est titulaire des comptes Apple et Google ? Où vivent les données, et dans quel délai elles sont restituées à la fin du marché ? Ces trois questions ne changent pas le montant notifié d’un marché public déjà attribué ; elles changent ce qu’un acheteur peut encore faire le jour où le titulaire n’est plus là.
8. Publier le CDC avant de demander un prix
Un prix demandé sur un appel n’est pas un devis comparable. Le même document part à tous les candidats. Les questions de cadrage, une fois tranchées, ne se renégocient pas « pour ce prestataire-là ». C’est la seule façon de lire ensuite les écarts de montant comme des écarts de méthode, pas comme des écarts d’objet.
Ce qui rend deux devis incomparables
Trois oublis suffisent : (1) le hors-ligne n’est pas tranché, (2) la publication store est « comprise » sans dire qui paie le compte développeur ni qui reste titulaire, (3) la TMA est une ligne unique sans durée. Un quatrième : l’accord-cadre notifié à son plafond lu comme le prix d’une application livrée — voir le corpus, marché par marché.
Quand ces quatre points sont écrits, l’écart de montant entre deux candidats devient enfin un écart de méthode. C’est à ce moment-là, et pas avant, que l’audit d’un devis a un objet.